Gérer la fratrie – Et mon fils dans tout ça ?!

Gérer la fratrie – Et mon fils dans tout ça ?!

Bien évidemment, je suppose que le cas « idéal » dans ce genre de situation (enfant malade) c’est d’avoir uniquement cet enfant-là à s’occuper. Ça serait juste tellement plus simple.

Bon, on est bien d’accord que dans la réalité ça ne se passe pas toujours comme ça.

J’ai moi-même un autre enfant, un fils ainé de 8 ans.

Le point positif dans ce malheur, c’est que nous faisons l’instruction en famille (école à la maison) et que la plupart de mes proches sont proches de chez nous et de l’hôpital (moins d’1h de route). Donc ça a fait que niveau logistique ça a été plutôt simple à gérer.

Pas besoin de se demander comment et qui va l’amener à l’école.

Pas besoin de chercher qui pourrait le garder.

Pas besoin non plus de me dire que je dois laisser ma fille toute seule à l’hôpital parce que je dois aller m’occuper de son frère.

On a beaucoup de chance de ce côté là.

En plus, mon fils a été vraiment facile à gérer depuis le début de l’hospitalisation.

Dès que nous somme partis aux urgences en fait. Il a accepté sans rechigner de partir avec me soeur et sa fille et de rester dormi chez eux alors qu’il n’y était resté (dormir) qu’une seule fois avec beaucoup de difficultés et de larmes quand j’étais partie.

Donc en gros, tout s’est passé idéalement pour nous de ce côté là. J’ai même eu l’impression que mon fils « allait mieux », dans le sens où avant tout ça il n’aimait pas être séparé de moi, ne voulait pas rester tout seul ni chez ma soeur, ni chez nos copains en IEF et que là, il l’a fait et ça s’est bien passé…

Mon fils va bien (?)

(Le prends bien)

Il semble donc que mon fils va plutôt bien. Ma mère me l’a partagé aussi, assez surprise. Idem pour la neuropsychologue que je vois pour tester s’il ne serait pas Asperger.

Il est heureux, bien vivant (ça c’est comparé à ma fille 😅😉), passe son temps à jouer avec plaisir.

Après, j’ai lu un fascicule fourni par l’hôpital sur la fratrie justement et je pense qu’il fait partie de ces enfants qui ne veulent pas nous inquiéter plus qu’on ne l’est déjà avec la maladie grave de sa soeur.

Donc je sens bien qu’on est dans ce mode là chez mon fils. Il ne peut pas vraiment se permettre d’aller mal pour ne pas nous causer du soucis en plus, il veut nous soutenir et ne pas nous inquiéter. Donc il va bien.

Je le sens bien, et ça m’embête un peu.

Mais j’avoue que pour le moment ça m’arrange aussi, surtout au départ et au moment où Elana à eu ses convulsions et qu’on était bien bien stressés. Ne pas avoir besoin de me soucier de mon fils, ça m’a fait du bien.

Comment s’occuper au mieux de nos autres enfants ?

On en vient donc à cette super question : comment s’organiser au mieux pour accorder du temps à tous nos enfants, pas seulement à celui qui est malade ?

Eh bien, je vais vous dire, pour moi qui suis seulement au début de la maladie de ma fille (on l’a découverte il y a tout juste deux mois), j’ai considéré que le mieux que je puisse offrir à mon fils c’est :

Reconnaître que je ne suis pas disponible pour lui et le confier à des gens qui je sais vont bien s’en occuper (mes beaux-parents, ma soeur, ma mère, mes copines).

Au départ, quand le traitement se déroulait normalement (oui, pendant 2 semaines tout s’est passé normalement quand même 😜), je m’étais organisée pour passer trois jours avec lui en début de semaine à la maison. Mais en fait, j’ai passé ces trois jours des deux premières semaines à gérer pas mal de trucs : papiers à remplir et à envoyer, vaccination covid, rdv en tous genres… Bref, j’ai pas passé tant de temps que ça avec lui. En plus je n’avais pas la tête à ça, vu que j’étais encore sous le choc de l’annonce et j’étais plutôt en mode « je fais pleins de trucs pour éviter de trop ressentir ce choc ».

Bon, je ne passais pas du masse de temps avec lui quoi.

Limite, quand ma fille a convulsé, ça a été plus simple : je reste avec elle. Point.

Et justement, je confie mon fils à mes beaux-parents qui je sais vont très bien prendre soin de lui.

En plus, c’est con et on n’y pense pas, mais ça les a occupé eux aussi et éviter de trop stresser pour ma fille aussi.

Ce qui a été très très bien pour moi, c’est de ne pas me sentir coupable de ça. De ne pas m’occuper de mon fils.

J’ai vraiment considéré que le mieux à faire pour tout le monde, c’était de suivre ce que je sentais avoir envie et besoin.

Si c’était prendre du temps pour moi, c’était prendre du temps pour moi.

Si c’était être avec ma fille, c’était être avec ma fille.

Et le fait est, que j’ai eu de plus en plus envie de respirer. de retrouver mon fils. Sans pour autant me forcer à faire des choses avec lui si je ne me sentais pas l’envie ni l’énergie (très peu d’énergie j’avais au départ 😅😊).

Mais je n’ai pas culpabilisé pour autant.

Même quand je ressens que mon fils prend sur lui pour aller bien et que dans le fond il ne va peut-être pas totalement aussi bien qu’il le montre, j’accepte que pour l’instant c’est comme ça et que je ne peux rien y faire. Pour le moment. Je sais que je serais capable de trouver une solution pour qu’il s’exprime (soit avec moi soit avec quelqu’un d’autre) plus tard.

Et j’ai respecté mon rythme et mes élans.

Même quand mon mari me disait d’aller le voir, si j’avais pas envie, je n’y allais pas.

Même quand ma belle-mère me disait de faire des trucs avec lui, si je n’avais pas l’énergie, je ne le faisais pas non plus.

Et depuis deux semaines environ j’ai envie de faire plus de choses avec lui, j’ai l’énergie, j’ai l’élan de le faire, alors je le fais. Et c’est plaisant.

Entre autre parce que je le fais parce que ça me fait plaisir, et pas juste pour m’occuper de lui.

Suivre mes envies et mon rythme

Toute cette aventure m’invite vraiment depuis le début à rester connectée à moi et à suivre mon rythme, respecter mes envies, ce que je ressens. Et c’est cool. Ça marche bien.

Et je pourrais me sentir coupable de ne pas être une bonne mère pour mon fils, mais merde, j’ai décidé que le meilleur que je pouvais lui offrir pour le moment c’était justement de reconnaître que je n’étais pas capable de m’en occuper. Et de le confier à des gens qui seront heureux de passer du temps avec lui, et qui s’en occupe hyyyper bien. Pour ça, je le redis, on a de la chance, on est super bien entourés 🥰❤️

Et de refaire doucement des choses avec lui. Écouter quand il me dit qu’il a envie de venir avec moi. Sentir ce qui est juste pour moi.

Être heureuse d’être avec l’un ou l’autre de mes enfants, sans culpabiliser de ne pas être avec l’autre.

Ça, c’est chouette et ça se fait en douceur, donc c’est cool.

Est-ce que c’est la meilleure façon de faire ? En fait je n’en n’ai aucune idée pour vous, mais c’est clairement la meilleure pour moi.

Et j’avais envie de vous partager mon point de vue sur la question 😄

Et pour la suite, bah, je vais adapter cette organisation au fur et à mesure, puisque cette maladie va durer encore un moment et qu’on va bien devoir faire avec 🙂

J’ai quand même hâte de revoir mes deux enfants au même endroit 😉

Et pour accorder du temps et de l’attention à l’un et à l’autre de manière équitable, eh bien, pareil, je verrais et testerais au fur et à mesure 😄

Et toi, comment tu gères les frères et soeurs de ton enfant malade ? Qu’est-ce qui marche pour toi ? Dis le moi en commentaires 🙂

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Sarah Gascoin

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